Les techniques de fabrication
Les tapis à points noués

Il existe différents types de nœuds suivant les régions.
Les deux nœuds les plus utilisés sont le nœud turc ou Ghiordés, qui est symétrique et le nœud persan ou Senneh, asymétrique.
Le nœud turc est plus solide, mais le nœud persan permet un travail plus fin. Un autre nœud, le Jufti ou double-nœud persan permet de gagner du temps et de la laine, mais il donne au tapis une structure faible et un dessin flou. La chaîne, les lisières, le nouage, le nombre de points, la trame, le velours, sont autant de caractéristiques du tapis d'artisanat.
Les kilims

Gélim, en persan veut dire façonné. Il s'agit d'un tapis ras, d'un point plat
primordial, le point le plus classique du tissage, le point toile.
Plus les fils de chaîne sont fins et rapprochés, plus la contexture du kilim sera fine. On est souvent ébloui par la variété infinie et l'incroyable audace visuelle des kilims produits sur une grande partie de l'ancienne route de la soie.
En jouant sur l'architecture et la géométrie du dessin, on assiste aujourd'hui à un véritable renouveau du kilim.
Les tuftés main
Il s'agit d'un procédé qui consiste à fixer des mèches de laine à l'aide d'un petit crochet dans un canevas. Cette technique ancienne fut modernisée par l'emploi d'un nouvel outil qui remplaçait le crochet et consistait en une sorte de pistolet manuel à aiguilles, permettant d'implanter les mèches de laine,
brin par brin. On appelle ce nouveau procédé révolutionnaire "tufté main" ou "hand tufting", tuft en anglais signifiant touffe.
De nombreux pays fabriquent des tuftés main en se servant, par exemple, de cartons de grands peintres contemporains.